Depuis mon début dans ce métier, il n’y a pas eu un jour où je ne me suis pas demandé pourquoi j’étais devenue enseignante et d’autant plus enseignante d’allemand…

Je ne suis pas sûre que ce soit vraiment bon pour mon moral, mais je me dis difficilement que je serai toute ma vie enseignante. Est-ce un mal de notre société ? Peut-être. De plus en plus de personnes changent de voie professionnelle. Les raisons sont sûrement multiples.

Pour ma part, ce n’est pas un désamour de mon métier, mais c’est plus la relation humaine avec les parents et les élèves qui est problématique. D’ailleurs, de moins en moins de personnes veulent se lancer dans cette aventure, malgré les fameuses vacances que nous avons ! Mais de quoi pouvons-nous nous plaindre, franchement…

Enfin, je vais retourner à mes réflexions, mais je trouvais cet article très juste ! Voici mes extraits préférés :

« D’abord, il ne s’agit plus de transmettre un savoir, ni de se faire le passeur de l’héritage culturel mais d’animer les classes. Aux exercices répétitifs, on a préféré les activités ; au travail, le jeu ; à la règle, l’option. Le mode «cool» est branché en permanence sur l’école, qui est devenue une sorte de gardiennage dans lequel le prof est réduit à tenter de maintenir un ordre sans cesse vacillant. »

« Ensuite, l’enseignement est un art, et ceux qui sont incapables de l’exercer en ont fait une science. Un des facteurs centraux de la péjoration du métier provient directement des Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) et de l’IUFE (à Genève), carcans idéologiques et passablement indigents, qui se prétendent les garants des «sciences de l’éducation». »

« L’école doit instruire, l’éducation est d’abord l’affaire des familles. Ce glissement progressif de l’instruction vers l’éducation a transformé le professeur en éducateur, ce qu’il n’est pas, et ce qu’il ne veut pas être. Et le stress est démultiplié. »

« Enfin, l’école est l’objet de toutes les réformes, en rafales. Les nouveautés à peine intégrées sont rendues obsolètes par de nouvelles réformes absurdes, et cette danse incessante contribue à l’instabilité du métier. »

« Dans ce contexte, l’allemand, les mathématiques et la physique sont les premières touchées par la pénurie parce que ces disciplines sont cumulatives (…). Les professeurs qui les enseignent sont en butte à un découragement tel parfois qu’ils renoncent à leur métier parce que la pression sur eux est la plus forte. En effet, c’est là que la sélection s’opère le plus visiblement. Les enseigner relève du sacerdoce. » (J’ai choisi la meilleure branche :-p)

Pssit : Je suis tombée ce matin sur une université à distance. Est-ce une option pour changer de vie ? Est-ce un besoin ? Que dois-je faire ? :-)

7 comments on “Enseigner ou ne plus enseigner, telle est la question”

  1. Salut
    Je decouvre ton blog a travers celui de Claire 30ans ou presque. Je suis enseignante aussi et comme toi je me suis pose la même question.Quant a moi j’en ai vraiment ras le bol mais heureusement que depuis peu je suis passe a l’administration.C’est vraiment très dure de se retrouver en classe de nos jours,les profs doivent avoir bcp de courage pour pas être totalement dégoûtés de se métier.Mes collègues et moi on se dit même qu’on découragerait nos enfants a prendre cette voie. Courage si t’enseignes tjrs.
    Bises
    Patricia

    • Hello Patricia, merci pour ton commentaire ! Je suis contente de voir une nouvelle personne sur ce blog 🙂

      Tu es passée donc dans l’administration de ton école ?
      C’est une bonne initiative, si en effet pour toi ce métier était trop difficile à gérer.

      Pour ma part, j’y suis encore toujours. Je pense que je me reposerai cette question d’ici quelques années. Mais c’est tellement difficile de savoir quoi faire d’autre…

      A+ et merci encore !

  2. Je suis tombée sur cet article après le défi de chez Ma’ !
    J’ai été prof en lycée professionnel pendant 41 ans. J’en avais assez à la fin car le « public » avait réellement changé. J’ai donc décidé 8 ans avant la fin de réduire mes horaires d’enseignement à 6 heures par semaine et de devenir chef de travaux. Mes 6 heures je les abordais avec délice car autrement j’étais débordée par l’organisation des stages, des examens etc… mais j’ai fini ainsi mes années de manière beaucoup plus détendue.
    J’ai 3 enfants, je les ai un peu dégoûtés de la profession (quand je rentrais ils me disaient que j’avais usée toute ma patience avec les élèves et que je n’en n’avais plus pour eux) ils n’ont pas voulu être prof, seule notre fille aînée est documentaliste.
    Bon courage à toi pour la suite.
    Bisous bisous

    • Bonjour Miss Gleni, merci pour ton commentaire !

      Oui, c’est un métier usant. Je ne désire, personnellement, pas travailler à 100%. Je pense que je deviendrais folle. Le 80% me suffit ! J’essaie de rendre le métier plus intéressant en me proposant pour les appuis (donc moins de frontal face à 25 individus…) ou encore en organisant le « Mentorat » de l’école. Je grapille quelques heures par ci par là qui ne sont en fait pas dans la classe.

      Qu’entends-tu par chef de travaux ? Je ne connais pas cette expression.

      ps: Je trouve ton témoignage sur ta famille poignant. J’espère quand même, que lorsque je serai maman, j’arriverai à garder un peu de patience pour la maison… Sinon, ça sera vraiment le signe qu’il faudra que je change de voie. Mais pour faire quoi ? C’est la question à 100 000 frs…

      Merci encore Miss Gleni, j’ai vraiment beaucoup apprécié ton commentaire !

  3. Bonsoir,
    Merci pour cette gentille réponse.
    En lycée professionnel un(e) chef de travaux est un adjoint de direction en fait, il a un rôle d’animation et coordination pédagogique, s’occupe de la relation avec les entreprises, gère l’organisation des examens officiels etc….
    Je pense quand même que je n’ai pas été une mauvaise mère… lol
    Et enfin moi non plus je n’aurais pas su quoi faire d’autre.
    Je te souhaite une belle année scolaire avec plein de projets et beaucoup d’enthousiasme !
    Douce soirée ; bisous
    Nicole

    • Oh non, je ne voulais pas dire « mauvaise mère »…

      Ah oui, chez nous, ça s’appelle un doyen. Il faut avoir un peu plus d’expérience que la mienne, j’imagine, pour postuler 🙂

      Merci encore pour cette nouvelle réponse !

      • Coucou en voyant le mot doyen et chef d,administration je me rends compte que c,est exactement ce dont je te parlais dans mon premier commentaire,j,ai 20 ans d,experience pour ma part.donc je suis dans l’administration , mais cela arrive aussi que j’ai a remplacé un prof .ça c’est tres agréable par contre et j,apprécie ces moments là.je crois qu’à un certain moment diminuer les heures passé es en classe est bénéfique !!! 🙂 ceci dit je te souhaite une bonne rentrée.
        Bises
        Patricia

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