Catégorie : Mes lectures

PAL : mes lectures de l’été

Hello,

L’été est le moment idéal pour lire et je ne résiste pas à l’idée de vous présenter les livres qui ont retenus toute mon attention ces dernières semaines.

Sans tarder, voici les trois élus à lire ou relire cet été (ou quand vous le voudrez) :

Le Tricycle rouge de Vincent Hauuy

La quatrième de couverture

« Un vrai talent d’écriture au service d’une intrigue efficace et riche en rebondissements. » Michel Bussi

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière.

Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt.

Tout porte à croire qu’un serial killer présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre.

Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années 70. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

Mon avis

J’ai adoré ce thriller ! A l’image de son auteur (créateur de jeux vidéos), le livre est construit comme un puzzle. Les intrigues se succèdent à une vitesse phénoménale et le mystère du tricycle rouge, cet objet que l’on découvre lors des premières pages et oublie au fil de la lecture, n’est résolu qu’à la fin du livre. Chaque chapitre se termine sur une nouvelle intrigue, une nouvelle question. Ce n’est qu’au fil du texte que les pièces du puzzle se rejoignent pour former une histoire ahurissante, mais très bien écrite. Dans ce livre, on plonge dans un grand scandale et dans les entrailles d’une importante institution américaine, sans toutefois tomber dans le cliché. Les personnages principaux, atypiques et cabossés, sont aussi très attachants.

Un excellent thriller, à lire absolument !

Les Pierres couchées de Jacques Vandroux

Si vous lisez de temps en temps ce blog, vous devez savoir que j’aime tout particulièrement cet auteur français. Après ma lecture du Sceau des Sorcières et Projet Anastasis, je n’ai pas résisté aux Pierres Couchées.

La quatrième de couverture

Depuis plusieurs semaines, Philippe Dubreuil est désespérément à la recherche de ses deux enfants enlevés au Musée du Louvre. Un jour d’hiver, un mail inconnu l’envoie en pleine nuit au fin fond des landes bretonnes. S’accrochant à cette piste, Philippe se retrouve spectateur d’un meurtre rituel.

Appelé à témoigner par la police, Philippe Dubreuil va peu à peu se retrouver au centre d’une conspiration qui fera exploser ses certitudes : tueurs sans scrupule, adorateurs d’une secte infiltrés dans les hautes strates de la société française vont le pourchasser sans qu’il en comprenne la raison.

Aidé puis soutenu par des personnages de rencontre, des policiers en marge de la loi, un vieil aristocrate original féru d’archéologie, une sorcière antillaise, une médium russe au charme dangereux, des Bretons à la fidélité aussi solide que le granit de leur terre, Philippe Dubreuil va parcourir Paris, la Bretagne, la Martinique, les Alpes pour faire échec au terrible complot en action et retrouver ses enfants mystérieusement mêlés à ces évènements dramatiques.

Mélange d’action musclée, de fantastique et de légendes – ne dit-on pas qu’elles portent toutes un germe de vérité en elles ? –, ce roman sombre aux multiples rebondissements vous emmènera au cœur d’une lutte sans merci entre le bien et le mal… aux frontières parfois ténues.

Mon avis

J’ai dévoré ce livre en seulement deux jours alors qu’il fait plus de 580 pages ! Très rythmé (comme d’habitude), les intrigues et péripéties s’enchaînent, les lieux se succèdent, il n’y a aucun temps mort. Je n’ai éprouvé aucun moment d’ennui, bien au contraire ! Ce livre est un thriller, mais aussi un roman ésotérique (légendes bretonnes, médium, puissances noires) et un récit de voyage (l’auteur nous emmène à Paris, en Bretagne et même en Martinique !). On s’attache facilement aux personnages qui sont très diverses : Philippe ce père abandonné, César le Vicomte et son érudition, Adriana la russe aux mille facettes et Agustin Palangon le policier. Le récit est très prenant et on ne peut pas facilement poser le livre tant on veut savoir la suite.

Un roman que je vous conseille vivement !

La lettre et le peigne de Nils Barrellon

La quatrième de couverture

Avril 1945. Anna Schmidt erre dans les rues dévastées de Berlin à la recherche d’un abri. Janvier 1953. Elle confie à son cousin Heinrich une mystérieuse lettre qu’elle lui demande de remettre à son fils Josef si un jour celui-ci se sentait en danger et venait la réclamer. Septembre 2012. La capitaine Hoffer enquête sur l’assassinat d’un gardien du musée d’Histoire de Berlin. Le mobile du crime semble être le vol d’un peigne tristement célèbre. Quelques mois plus tard, Jacob Schmidt est sauvagement agressé en sortant d’un club. En déposant plainte, il croise la capitaine Hoffer, très intriguée par son histoire. Depuis, Jacob se sent traqué. Et le souvenir de cette lettre dont Josef, son père, lui avait parlé lui revient en mémoire. De Francfort à Paris en passant par Berlin, il décide alors de tenter l’impossible pour la retrouver. D’une redoutable efficacité, ce thriller nous entraîne dans les méandres de l’Histoire avec un sens du récit percutant !

Mon avis

L’intrigue de ce roman historique navigue entre 1945 et 2012. Nous suivons une famille sur trois générations. Encore une fois, nous avons affaire à un thriller sans le moindre temps mort. De Berlin à Rennes, de Francfort à Paris, une lettre mystérieuse, un vol au musée d’histoire de Berlin, une agression, tentative d’enlèvement, etc. Dans ce roman, on découvre à quel point le passé est important et tenace. Jacob est un homme tranquille, musicien, simple. Mais dès l’agression, il cherche à comprendre ce qu’il lui arrive. Il va découvrir des secrets sur ses origines, qui vont le perturber. Tout au long de l’histoire, le mystère reste entier quant au lien entre le fameux peigne et la lettre dont on ne connaît le contenu qu’à la fin du roman. J’ai particulièrement aimé le dernier tiers du récit.

Si vous voulez lire un texte qui mêle Histoire et énigme, ce livre est fait pour vous !

Mais l’été n’est encore fini ! Il me reste un peu de temps avant de reprendre l’école. Je me suis donc concocté une autre P(ile) A L(ire) :

  • Le jeu de l’assassin de Nils Barrellon
  • Les Vivants et les Morts de Nele Neuhaus
  • Le dernier repos de Sarah de Robert Dugoni
  • Sharko de Franck THILLIEZ
  • Une bonne intention de Solène Bakowski
  • Méthode 15-33 de Shannon Kirk

Et vous, quels sont les livres que vous avez prévus de lire cet été ?

Jacques Vandroux : Projet Anastasis

Depuis la lecture du Sceau des Sorcières, je me suis prise d’affection pour les livres de Jacques Vandroux. Dès que j’en ai un entre les mains, je le dévore en quelques jours ! J’ai d’ailleurs prévu de lire Les Pierres couchées durant mes vacances.

Dans ce roman (2017), il n’est plus question de sorcières, mais d’un projet mystérieux en lien avec la seconde guerre mondiale.

L’intrigue  :

Jean Legarec, responsable d’une agence privée de renseignements, se retrouve un jour confronté à une affaire qu’il n’a pas l’habitude de traiter. Par gentillesse ou intérêt personnel (il peut tout de même gagner un million d’euros avec ce travail), Jean accepte d’enquêter sur la disparition d’un enfant de six ans, petit-fils d’un homme politique français peu recommandé mais influent. Il va se lancer dans des recherches qui lui feront prendre tous les risques et le confronteront à son propre passé.

Passant d’une ville de Paris secouée par des attentats sanglants aux neiges munichoises, de l’apparente douceur de l’île de Malte aux sombres forêts vosgiennes, le privé va croiser des témoins qui lui apporteront, pièce par pièce, la preuve d’un complot prenant racine dans le mal absolu. Ses alliés : un déporté des camps de la mort encore vigoureux, une historienne allemande sans tabou, d’anciens mercenaires aux méthodes très personnelles, une Alsacienne au charme discret, mais efficace, un ancien militaire qui rêve de sa Provence, des diplomates qui n’ont jamais vraiment pris leur retraite… Quand l’argent et le pouvoir sont en jeu, l’imagination ne connaît pas de limite, et la vie n’a plus de prix.

Dans ce nouveau thriller, Jacques Vandroux immerge le lecteur dans une histoire haletante, basée sur les heures noires du vingtième siècle. Aucun de ses personnages ne sortira indemne d’une telle aventure.

Mon avis :

Dès les premières pages, j’ai été intriguée par l’histoire de Maud. Tout commence à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle et son fils Alexandre la visitent. Une détonation retentit, Maud est blessée. Elle ne pense pas pouvoir faire sortir son fils sain et sauf avec elle. Elle le confie donc à un homme qui semble de confiance. Malheureusement pour elle, cet homme est le poseur de bombe.

Maud est un personnage qui m’a plu dès le début. J’ai aimé le courage de cette femme, notamment lors de l’explosion mais surtout sa détermination pour retrouver son fils. Seule contre tous, elle se démène jusqu’à en risquer sa propre vie.

C’est Jean Legarec qui est engagé pour mener l’enquête. Il n’aurait pu imaginer dans quelle histoire folle il allait être projeté : attentats, politiques véreux, violence gratuite, folie nazie.

En bref, j’ai aimé ! L’intrigue est prenante. Le rythme est soutenu. L’histoire va de rebondissements en rebondissements alternant des scènes d’action et des scènes plus intimes. L’histoire s’appuie sur des faits historiques, ce qui la rend crédible. Le complot découvert par Jean Legarec est incroyable mais en même temps plausible. Important aussi, on s’attache au personnage de Jean, qui au fil de l’histoire fera tout pour retrouver cet enfant.

Si vous voulez passer un bon moment au bord de la plage,
n’hésitez plus !

Jacques Vandroux : le Sceau des Sorcières

Première lecture 2017 (finie le 2 janvier) ! Enfin, c’est un peu facile, je l’avais commencé fin 2016. Sinon c’est sûr, je n’aurais pas réussi à lire un livre de 529 pages en 2 jours (ou peut-être en ne dormant pas du tout).

D’ailleurs, je me suis presque abonnée à ce genre de littérature à rallonge. Ils ne sont jamais trop longs lorsque le livre est captivant. Et avec le Sceau des Sorcières de Jacques Vandrouxje dois dire que c’était le cas ! J’ai été ensorcelée par ce roman du début à la fin.

Voici l’intrigue :

Le texte commence en 1615 avec Margot, une jeune femme qui vit dans la région de Grenoble. Dès les premières lignes, on comprend que Margot est une guérisseuse, comme sa mère et sa grand-mère avant elle. On la sent rapidement angoissée. Depuis la mort du baron de Marbeuf, elle ne se sent plus protégée. Les guérisseuses à cette époque sont plutôt appelées « sorcières ». 

Quatre siècles plus tard, Isabelle Desrameaux, une femme à la vie privée débridée, est retrouvée torturée à mort à son domicile. Le capitaine Nadia Barka et son épique commencent alors leur enquête dans les milieux libertins. Mais quand une mère de famille est retrouvée, quelques jours plus tard, immolée par le feu sur le campus de l’université de Grenoble, l’enquête change de cap. Rapidement, Nadia Barka fera le lien entre le passé et le présent. 

Mon avis :

Le roman est captivant du début à la fin. J’ai apprécié découvrir Nadia et Etienne (je n’avais lu aucun autre ouvrage de Jacques Vandroux), un couple attachant et un peu malmené, il faut bien le dire. Nadia semble tourmentée par sa vie personnelle. Le couple est mis à rude épreuve. Elle cherchera d’ailleurs à refouler ses problèmes en s’impliquant à 100 % dans cette nouvelle quête de vérité.

Le voyage entre le présent et le passé ajoute aussi du piment à cette intrigue. C’est délicieux d’apprendre à connaître Margot et sa famille, de se sentir proche d’elle au point de ressentir le malaise lié à sa condition sociale. Passionnée par le Moyen-Âge, j’ai également été ravie de me retrouver au centre d’un procès de l’Inquisition au XVIIe siècle. On retrouve tous les éléments : les dénonciations, la traque du suspect (plus souvent reconnu directement comme coupable), le procès et bien sûr la question ou plus connue sous le nom de torture, afin de recueillir les aveux du coupable. La précision des mots dans le récit nous fait froid dans le dos et nous transporte réellement en 1615.

Il y a encore un autre monde dans lequel nous nous engouffrons en lisant ce livre : la vie dépravée de certains élites de la ville de Lyon. Entre libertinage et masochisme, on est servi. Mais le tout est si bien fait, si bien dit.

En bref, ce polar, entre policier et thriller, est excellent. Le scénario est très bien construit, sans longueurs superflues et maintient le suspens jusqu’à la fin. Jacques Vandroux nous mène avec brio dans un univers mystérieux et on en redemande. Du coup, je viens d’acheter son avant-dernier roman, Projet Anastasis. J’ai bien envie de découvrir un peu plus cet auteur !

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Seriez-vous tentés de le lire ?

« Un avion sans elle » de Michel Bussi

L’été est propice aux lectures. Pour moi, le paradis, c’est un bon livre, une plage et un cocktail.

En ce début d’été, j’ai déjà eu l’occasion de lire trois romans. Je vous parlais, il y a quelques semaines, du Dompteur de lions de Camilla Läckberg. C’est le premier livre lu sur la plage de Sant Pol de Mar en Espagne.

Aujourd’hui, je veux vous présenter le deuxième roman de ce début d’été 2016 : Un avion sans elle de Michel Bussi.

Synopsis

Dans la nuit du 12 décembre 1980, un Airbus (Paris-Istanbul) percute le Mont Terrible, dans le Jura français.

Une seule personne survit : une petite fille de trois mois, qui pourrait être, selon la liste des passagers de l’avion, soit Lyse-Rose de Carville, petite-fille d’une famille riche et puissante, soit Émilie Vitral, issue de parents d’origine modeste. Ces deux familles vont se déchirer pour obtenir la garde de cet enfant.

Quel est donc l’identité de ce bébé rescapé, de cette petite fille appelée Lilye ou Libellule ?

18 ans plus tard, un détective pense avoir retrouvé ses origines. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

Mon avis

J’ai été séduite par l’intrigue de ce livre dès les premières pages, pour l’originalité de cette histoire mais aussi le style simple de l’auteur. L’écriture n’a rien d’extraordinaire, les personnages sont un peu caricaturaux, mais les doutes sur l’identité de Lylie sont accrocheurs.

Le lecteur navigue entre le passé et le présent. C’est un thriller contemporain, qui pour une fois ne débute pas par un meurtre.

Malgré les quelques défauts de ce livre, « Un avion sans elle » se lit vite. J’ai été happée par cette histoire. J’ai eu envie d’en savoir plus au fur et à mesure de ma lecture. « Un avion sans elle » est un roman oú se croisent secrets de famille, doutes, meurtres et manipulation.

Et si on terminait cet article, une fois n’est pas coutume, sur un air de chanson, qui colle bien au livre ?

« Même si j’peux pas m’envoler,
j’irai jusqu’au bout,
oh oui, je veux jouer
même sans les atouts.

Oh libellule,
toi, t’as les ailes fragiles,
moi, moi j’ai les ailes fragiles,
moi, moi j’ai la carlingue froissée
mais j’ai chanté toute la nuit. »

Charlélie Couture

Pour la suite de cet été, j’ai prévu deux derniers romans : Les Yeux jaunes des crocodiles (673 pages) de Katherine Pancol et Le Mec de la tombe d’à côté (253 pages) de Katarina Mazetti.

Bonne lecture !

« Le dompteur de lions » de Camilla Läckberg

Avec impatience, j’ai attendu la sortie du neuvième opus de Camilla Läckberg.

Je me suis fait violence pour ne pas le lire avant de partir en vacances. Je suis une vraie accro, je vous le confesse.

Depuis le premier roman de cette série, que j’ai pourtant lu bien après sa parution, je ne peux plus m’en passer. Comme à chaque fois, j’ai adoré retrouver les personnages principaux : Erika et sa manie de fourrer son nez partout, Patrick, Anna, pour qui je m’inquiétais à la fin du huitième opus La faiseuse d’anges, Dan, Martin et même Mellberg, qui a tendance à les rendre tous chèvre.

Encore une fois, Camilla Läckberg ne m’a pas déçue.

Résumé

Depuis quatre mois, une jeune fille prénommée Victoria a disparu. Un soir, elle erre à moitié nue sur une route près d’une forêt enneigée. Une voiture arrive de nulle part et la heurte. Ses blessures, yeux enlevés, langue coupée et tympans percés, ne s’expliquent pourtant pas par cet accident.

En parallèle, Erica Falck a commencé un nouveau livre. Elle enquête, comme a son habitude, sur une vieille affaire de meurtre : un ancien dompteur de lions tué par sa femme. Elle ne se doute pourtant pas que ces deux histoires sont liées

Mon avis

Dès le début, j’ai croché. L’intrigue est un peu plus glauque que d’habitude, mais délicieuse à souhait ! Un vrai polar suédois empreint d’une petite touche girly propre à Camilla Läckberg.

Le dompteur de lions est peut-être son meilleur roman. Le suspens nous tient en haleine jusqu’au dernier moment. Quelques incertitudes persistent même à la fin du livre.

Tous les fans de ce genre devraient être ravis.

À lire sans modération !

Bonne lecture et j’attends vos commentaires !

Lecture # 4 : L’enfant du placard, de Tiffany Jaquet

Synopsis :

En rangeant la maison de sa mère décédée, Claire découvre une lettre qui lui est adressée : Pour ma fille chérie, à n’ouvrir qu’après ma mort. Sans oser la lire tout de suite, elle laisse passer quelques jours avant de la reprendre. Claire ne comprend d’abord pas pourquoi sa mère lui a laissé un tel mot : Ma chère Claire, j’aurais tant voulu te parler plus de ton enfance, de mon mari, des personnes qui ont compté pour toi, de Tatiana et Enzo, mais tu sais que je ne suis pas très bavarde et que je n’aime pas les sujets qui nous replongent dans la nostalgie du passé. Elle ne connaît ni Tatiana ni Enzo.

Obsédée par ces deux noms, Claire va tout faire pour découvrir qui ils sont et surtout, pourquoi sa mère parle d’eux dans sa dernière lettre. A l’aide d’un ami, elle commence un voyage qui l’emmène sur les traces du passé de sa mère, un passé qui lui est totalement inconnu.

Mon avis : 

Ce livre nous transporte dans la Suisse des années 60. Chaque printemps, les saisonniers venus d’Italie arrivent pour travailler dans le domaine de la construction et de l’hôtellerie. L’enfant du Placard, de Tiffany Jaquet, est un roman qui jongle entre deux époques : les années 1960 et 2010.

J’ai été très touchée à la lecture de ce livre. On s’attache rapidement à Enzo et Tatiana, pour qui les débuts de la vie en Suisse n’ont pas été faciles. Tiffany Jaquet nous permet ainsi de réviser notre histoire en nous dévoilant la condition des saisonniers dans les années 60.

J’ai aussi trouvé très intéressant de découvrir ce qui est arrivé à Tatiana et Enzo uniquement à travers les yeux de Claire. L’auteure nous a proposé un excellent premier roman, que je n’ai pas pu poser avant de l’avoir terminé. Je l’ai lu d’une traite, tellement je voulais savoir ce que Claire allait découvrir !

J’espère que je vous ai donné envie de le lire et que vous allez soutenir cette jeune auteure !

L’auteure : 

Née à Morges en 1989, Tiffany Jaquet a réalisé son ambition de toujours : devenir enseignante de langues. Actuellement enseignante de français et d’anglais, elle trouve dans les livres et l’écriture une source privilégiée de détente et d’évasion.

L’Enfant du placard, Tiffany Jaquet, 282 pages, Plaisir de lire

Lecture # 3 : « Charlotte » de David Fohenkinos

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Ce n’est pas le premier billet « lecture » que je vous propose sur mon blog, mais j’ai remarqué que j’ai toujours écrit à propos de romans policiers, publiés seulement par Camilla Läckberg (Le prédicateur ou encore La Princesse des Glaces). Du coup, ça tombe bien, j’ai un autre style à vous présenter !

Pour palier à votre ennui, j’ai donc pensé au nouveau David Fohenkinos. Je ne suis pas arrivée là tout à fait par hasard, puisque j’avais déjà lu auparavant quelques-uns de ses romans : Le Potentiel érotique de ma femme, En cas de bonheur, Nos séparations, La Délicatesse, et Les Souvenirs.

Synopsis : Le roman retrace le destin de Charlotte Salomon, une jeune artiste peintre assassinée à 26 ans à Auschwitz. L’histoire commence à Berlin où Charlotte, enfant, est progressivement exclue par les nazis de la société allemande. Elle doit alors quitter son père, sa belle-mère ainsi que son amoureux pour se réfugier en France chez ses grands-parents. Près de Nice, elle entreprend la réalisation d’une oeuvre autobiographique en images, qu’elle devra confier au médecin qui l’a suivie depuis son arrivée en France avant d’être déportée et tuée dans un camp de concentration. Le nom du camp n’est pas donné explicitement, mais l’auteur ne laisse pas vraiment de doute : « Tout juste aperçoit-on une inscription au-dessus de la grille d’entrée. Arbeit macht frei. Le travail rend libre.« 

Mon avis  : L’histoire du livre est particulièrement poignante, à ce niveau il n’y a aucun doute.

Toutefois, je n’ai pas tout de suite accroché pour deux raisons :

  • Tout d’abord, je n’étais pas habituée à ce style d’écriture. Fohenkinos est un auteur plus généralement connu pour ses comédies. Dans ce roman, l’atmosphèe est foncièrement différente.
  • Ensuite, la construction courte des phrases (et c’est peu dire) est aussi surprenante. Vous avez pu le voir dans l’extrait ci-dessus. Mon mari, qui regardait une fois sur mon épaule quand je lisais ce livre, était d’ailleurs étonné de voir qu’aucune phrase ne fait plus d’une ligne (plus ou moins). Les pages sont donc très épurées et la lecture en est ainsi bien plus rapide. Est-ce une réelle bonne idée ?

En bref, malgré une thématique moins comique et une construction plus simpliste, je dois dire que j’ai très vite été happée par ce livre. Est-ce par ce que je le lisais en mangeant seule au restaurant ? Je ne crois pas. Comme je l’ai dit, l’histoire du livre est particulièrement intéressante. La période et l’histoire des femmes en général me plaisent. Ce n’est peut-être pas le grand coup de coeur de l’année, mais je le conseille à toute personne voulant une lecture facile mais aussi intrigante et émouvante.

Alors n’hésitez plus ! C’est la lecture parfaite au coin du feu quand il fait froid. Il nous reste encore quelques jours de grisaille. :-)

Vous l’avez lu mais vous n’avez pas aimé ? Donnez-moi votre avis !